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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 19:00

Lire l'article Un autre surdoué dans la famille

Ca y est, nous avons eu rendez-vous avec l'enseignante de la classe de CP-CE1 de Fiston, qui je le rappelle, est en CP.

Avant, pour l'aider à préparer cette entrevue, je lui ai donné la conclusion du bilan psychométrique qu'il a passé avec la psy (le WISC IV). La conclusion ne contient pas les scores, juste l'indication qu'il est à +3DS (déviation standard) donc à part si elle s'y connait un minimum, elle ne doit pas vraiment comprendre que ça signifie qu'il a un QI supérieur à 145 (148 pour être exact).

Les psy recommandent de ne pas parler des chiffres avec les enseignants, ça n'apporte pas grand chose apparemment. Ou pire, parfois ça nuit aux enfants parce qu'ils se retrouvent pris en grippe par les adultes. C'est idiot, mais c'est comme ça. J'ai pu me rendre compte en tant qu'adulte au QI supérieur à 130 que ce n'était pas une chose qu'il fallait aborder au détour d'une conversation avec n'importe qui, je comprends donc tout à fait qu'il est préférable de ne pas le faire non plus pour un petit.

Nous avons donc discuté avec l'enseignante des possibles aménagements à faire pour que Fiston maintienne un intérêt pour tout ce qui est scolaire, pour qu'il ne s'ennuie pas donc, pour qu'il ne décroche pas.

Elle a bien remarqué qu'il avait des capacités au-dessus de celles de ses camarades mais il a ses petits défauts qui ne permettent pas un saut de classe immédiat.

En y réfléchissant avec le papa, nous sommes tombés d'accord qu'il ne faut pas que Fiston saute une classe maintenant. L'enseignante est de cet avis aussi.

Il est dans une classe de CP-CE1, ce qui nous permet donc de lui donner accès dès maintenant à certains cours de la classe supérieure (le CE1) sans avoir à bousculer tout son quotidien. On connait notre fils et on sait qu'il n'aime pas les changements (comme sa mère tiens). Il aura donc certains exercices supplémentaires dans ses cahiers de devoir, l'enseignante nous précisera dans la marge si ce sont des exercices de CE1.

L'enseignante connait notre fils en classe: elle sait qu'il n'aime pas se plier aux règles qu'impliquent la scolarité. Coller une feuille dans un cahier, ça l'ennuie; tracer un trait avec sa règle, ça l'ennuie; écrire beaucoup, ça l'ennuie; etc. Et sauter une classe ne changera pas ça puisque l'école c'est l'école, alors il faut d'abord qu'il intègre ces règles lui aussi.

L'enseignante a eu l'idée de nous faire acheter un cahier que nous utiliserons avec elle pour que Fiston s'exerce à la rédaction, pour qu'il écrive plus vite. Par exemple nous prendrons 3 mots d'une histoire qu'ils auront vue en classe et nous lui proposerons d'écrire une histoire autour de ces 3 mots (il nous a dit une fois qu'il voulait devenir scénariste pour le cinéma lol). Ensuite l'enseignante regardera le cahier et proposera de nouveaux mots. Ca restera tout à fait ludique, pas de note, pas de pression. Mais il sera obligé de rédiger au stylo et non pas sur un clavier comme il le faisait jusqu'à présent chez nous.

En septembre prochain il passera donc comme ses camarades au CE1. La psy et l'enseignante nous ont bien expliqué que c'était une classe capitale, qu'il ne fallait surtout pas la sauter.

Elle en parlera à ses collègues qui auront Fiston dans leur classe de CE1 à la rentrée parce qu'il faudra sûrement "décloisonner" pour qu'il ait des cours de CE2, comme recommandé par la psy.

Nous reparlerons d'un saut de classe plus tard s'il s'améliore au niveau de l'autonomie et s'il écrit plus rapidement.

Si l'enfant saute une classe et n'arrive pas à suivre le rythme parce qu'il n'est pas autonome, parce qu'il écrit trop lentement, parce que sa fatigabilité ne lui permet pas d'être au top (Fiston fatigue vite), il vivra tout ça comme un échec et forcément il sera malheureux, ce n'est pas ce que les parents recherchent pour leur enfant.

La psy recommandait que l'enseignante de Fiston la contacte, elle nous a promis de le faire.

 

Voilà, je suis ressortie de ce rendez-vous très satisfaite, je suis contente parce que l'enseignante de Fiston est vraiment une bonne enseignante, nous allons aider Fiston tous les 3 ensemble main dans la main. Elle a bien cerné notre problématique et elle a remarqué que Fiston n'était pas comme les autres, qu'il avait d'autres besoins mais qu'il fallait qu'il travaille certaines choses de son côté.

Le seul petit bémol ne vient pas d'elle mais du système scolaire en lui-même: elle nous a précisé qu'elle ne pouvait pas accorder plus de temps aux élèves en avance parce qu'elle doit se concentrer plutôt sur les élèves en difficulté (qui sont plus nombreux), ce que je comprends évidemment. Mais j'ai l'impression que ce système tire les élèves plutôt vers le bas plus qu'il ne les prépare à la vie.

Heureusement, en tant que parents, nous sommes prêts à prendre ce temps pour expliquer ces choses en dehors de la classe à Fiston.

 

Maintenant je me demande si offrir le livre Je suis précoce mes profs vont bien (écrit par une enseignante, maman d'un EIP) à l'enseignante de Fiston comme cadeau de fin d'année serait une bonne idée :)

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:15

http://s.tf1.fr/mmdia/i/80/4/sms-smartphone-texto-portable-11074804bitbm_1713.jpg?v=1

Bonjour à tous!

 

Quand j'ai le temps, je regarde les statistiques du blog pour savoir ce que les lecteurs ont lu et s'ils étaient plus nombreux que d'habitude (vous êtes environ 250 par jour en ce moment). Mais aussi pour savoir comment ils sont arrivés sur ce blog.

 

Certains internautes sont arrivés ici en juillet 2014 (en fait j'ai rédigé cet article à cette date mais je ne l'avais pas publié), donc quelqu'un a mis un lien vers mon blog depuis cet url:

http://coincanape.purforum.com/t210p540-le-topic-des-morutons (c'est un forum privé, on ne peut pas y accéder sans être inscrit donc j'ignore ce qu'est le sujet de ce topic mais je suppose que ça parle de mutants morue-thon ou morue-mouton).

 

Ce qui m'a rappelé qu'il y a quelques années de ça, je passais ma vie sur un forum. Vraiment. MA VIE.

 

J'étais enceinte de mon premier enfant, j'étais une solitaire (je le suis toujours), je me posais plein de questions alors au début de l'année 2008, je me suis inscrite sur un forum spécifique pour femmes enceintes et mamans.

 

Au début, je me contentais de lire les topics qui pouvaient répondre à mes questions puis finalement n'y trouvant pas de réponses satisfaisantes à mon goût (n'oublions pas que je suis une perfectionniste et une éternelle insatisfaite), j'ai fini par trouver les réponses ailleurs. Mais j'ai continué à lire les topics de ce forum, bien que le langage si particulier des kikoolol me pique les yeux. L'interface était attrayant, les topics étaient classés correctement par catégories, on s'y retrouvait bien, mais surtout, j'ai réalisé que certaines utilisatrices nouaient des liens entre elles parce qu'elles fréquentaient le forum très régulièrement.

J'ai longuement lu le topic où on pouvait venir se plaindre de son horrible BM, la fameuse belle-mère. Ensuite je me suis présentée et j'y ai beaucoup contribué à l'époque, j'étais encore remontée contre la mienne pour tout ce qu'elle m'avait fait subir (aujourd'hui ça va beaucoup mieux entre elle et moi alors je vais rester agréable à ce sujet).

J'ai aussi participé à un topic sur les enfants métisses, puisque ce serait le cas de mon enfant franco-asiatique. C'est là que j'ai rencontré une de mes meilleures amies à l'heure actuelle (je t'embrasse fort si tu me lis ma poule). Puis j'ai contribué à répondre à certains topics comme par exemple ceux où des filles désespérées demandaient "suis-je enceinte?" en énumérant leurs supposés symptômes (j'ai les seins douloureux, j'ai des nausées, j'ai le bas-ventre qui tire, je fais de l'aérophagie, j'ai des boutons...) voire la manière dont ça aurait pu arriver. Evidemment la seule réponse logique possible à faire est "va faire un test de grossesse".

 

Puis j'ai intégré des groupes. Oui. Moi.

J'ai réussi à me faire des copinautes (je ne te traduis pas copinaute, tu peux lire le Petit Dico Franco-Fofo sur le blog de McMaman pour avoir un petit lexique du langage usuel sur un forum, si tu en as le besoin, blog très rigolo au passage).

 

Petit à petit, je passais de plus en plus de temps sur ce forum, jusqu'à y rester connectée quasiment toute la journée. Je faisais même partie des plus gros contributeurs. Mon statut de presque no-life me le permettant (je précise que ça ne m'a jamais empêchée de bien faire mon travail puisque je suis quelqu'un qui est capable de faire plusieurs choses en même temps, mes employeurs sont très satisfaits de moi). Mais mon Chéri n'appréçiait pas trop que je passe autant de temps connectée même quand j'étais avec lui le soir. On se prenait souvent la tête à ce sujet.

Moi je m'entêtais à lui répondre que les filles avec qui je parlais étaient devenues des amies, des vraies. Que sur ce forum on écoutait ce que j'avais à dire, qu'on me trouvait intéressante (pour une fois) et qu'il m'arrivait d'aider des gens, de me sentir utile, j'apportais des réponses développées et argumentées à certaines questions. J'échangeais pas mal sur les sujets qui me tenaient à coeur comme le développement durable, les couches lavables, l'allaitement ou encore la diététique/nutrition et le végétarisme. Mais j'y passais MA VIE.

Il y a néanmoins certains messages que j'ai postés à l'époque que je regrette maintenant.

Par exemple la fois où une maman est venue parler de ses déboires conjugaux avec son homme qui la battait. ils avaient un enfant en bas-âge, elle était revenue nous dire qu'elle retournait avec lui parce qu'il avait promis qu'il regrettait et qu'il ne le ferait plus. Je m'étais emportée en lui disant que cet homme l'avait déjà frappée une fois, qu'il recommencerait et que si ça se trouve, il frapperait leur enfant un jour. Mais finalement, de quoi je me mêle? Qui suis-je moi à travers mon écran et mon clavier pour les juger alors que je ne les connais même pas? De toute façon, est-ce que mes messages visant à secouer cette fille l'aidaient vraiment? Je ne pense pas. Et je ne sais pas ce qu'elle est devenue.

Et cette fois où une autre maman est venue parler des soupçons qu'elle avait sur son ex-beau-père, parce que le papa déposait la gamine chez le grand-père plutôt que de s'en occuper lui quand c'était son tour de garde (ils étaient séparés). Apparemment la petite parlait et disait des choses qui pouvaient laisser croire qu'elle avait subi des attouchements de son grand-père. La maman nous tenait au courant de l'avancée de ses soupçons, jour après jour. Cette histoire m'a beaucoup remuée, comme à chaque fois que j'entends que des enfants sont victimes de gros malades qu'il faudrait enfermer pour toujours (je ne suis pas pour la peine de mort).

J'ai été très virulente à son encontre. Je trouvais qu'elle prenait trop de temps pour réagir, je la jugeais mauvaise mère. Je ne comprenais pas pourquoi elle continuait de laisser cette enfant innocente à cet homme alors que visiblement la petite ne voulait pas y aller. J'ai même fini par me prendre la tête avec une très bonne copine qui la défendait, parce que je m'acharnais sur cette pauvre maman (toi aussi si tu me lis je t'embrasse fort ma poule), j'avais fini par croire que ce n'était qu'un troll qui s'occupait comme il pouvait sur notre fofo à nous.

Du coup, je n'y ai pas été de main morte. Jusqu'au bout, je l'ai traitée comme un troll, parce que pour moi à ce moment-là, une bonne maman empêcherait sa fille par tous les moyens d'aller chez celui qu'elle soupçonne de lui faire du mal. En tout cas, c'est ce que j'aurais fait moi. Mais je crois que la phrase de ma copine a fait tilt dans ma tête quand elle m'a dit "tout le monde ne fonctionne pas comme toi, tu es trop dure". Cette prise de tête m'avait perturbée mais j'admirais ma copine qui était douce et gentille avec tout le monde en toute circonstance (ce que je me sens incapable de faire).

 

Parce qu'en fait, faire partie d'un gros groupe, populaire qui plus est, ça fait tourner la tête (on parle de phénomène d'appartenance groupale). Ca te fait te sentir puissant. Tu perds un peu tes repères, ton jugement entre ce qui est bien et ce qui est mal est pollué (lire l'étude que je vous mets en lien en fin d'article). Et là tu réalises que c'est comme à l'école. Rappelle-toi: au collège ou au lycée, tu voulais à tout prix faire partie des populaires, tu voulais qu'ils te laissent traîner avec eux, tu as tout fait pour ça, tu voulais tellement qu'on t'aime toi aussi. Et sans t'en rendre compte, paf, tu deviens toi aussi parfois cruel (tu peux lire mon article sur la sociométrie dans les groupes ou celui sur l'intelligence sociale qui aborde les phénomènes de groupe)

Bon, je dois admettre qu'il y a eu une fois où j'ai terrorisé une pauvre internaute sur ce forum et j'étais la seule mise en cause. Il faut dire qu'elle m'avait énervée pour je ne sais plus quelle raison (je vous jure, impossible de m'en rappeler) et pour lui fermer son clapet une bonne fois pour toutes, j'ai lu l'ensemble de tous ses posts sur le forum (ça ne m'a pris qu'une vingtaine de minutes) et j'ai condensé toutes les infos perso qu'elle avait disséminé ici et là puis j'ai tout listé d'un coup, en un seul message qui lui était adressé sur le topic de notre désaccord. Elle venait de telle ville, elle avait fait une fausse couche à telle date (je lui avais quand même dit que j'étais désolée de l'apprendre), elle exerçait tel métier, ses enfants avaient tel âge, quel était son plat préféré, sa destination pour ses prochaines vacances, enfin vous voyez ce genre de choses qui, alignées les unes à la suite des autres, commencent à dépeindre qui vous êtes. Et n'importe qui aurait flippé à sa place.

 

Ca c'est pour les choses que je regrette.

 

Maintenant ce forum m'a tout de même apporté beaucoup. Comme des amies, des vraies. Celles qui prennent des nouvelles pour réellement prendre des nouvelles (pas pour aller ensuite dire du mal de moi dans mon dos), celles qui souhaitent vraiment savoir si tu vas bien, celles pour qui tu comptes et qui t'écoutent alors que tes problèmes n'en sont pas vraiment aux yeux des gens... Ca m'a aussi ouvert les yeux sur le fait que le virtuel doit parfois rester à sa place virtuelle et ne pas prendre le pas sur la vraie vie. Le personnage virtuel n'est pas toujours ce qu'on croit dans la vraie vie.

 

Comment je me suis détachée de ce forum alors que j'ai passé 3 années dessus pratiquement 24H/24?

Naturellement en fait.

J'ai fait une fausse couche, j'ai perdu mon bébé lors de ma seconde grossesse. J'ai ouvert un topic pour en parler, j'avais besoin de mettre des mots pour évacuer tout ça. J'ai reçu beaucoup de messages de soutien, vraiment beaucoup, ça m'a touchée, j'allais de moins en moins sur le forum, j'essayais de tenir le coup mais c'était devenu trop difficile de lire toutes ces femmes enceintes.

 

Puis je n'étais pas vraiment moi-même avec les groupes qui m'avaient admise, les rares fois où je me suis dévoilée un peu, j'ai eu l'impression que ça ne collait pas, qu'elles préféraient la fausse moi que je jouais pour être avec elles, j'ai eu peur d'être à nouveau rejetée, comme à l'école. J'étais un personnage superficiel qui se marrait et riait parfois aux dépens des autres, cette fausse amitié ne tenait à rien.

 

Une fois j'ai raconté au groupe dans lequel j'étais le plus souvent la façon dont le père de ma mère a trouvé la mort. C'est quelque chose que je raconte rarement. Parce que c'est presque risible, comme dans un cartoon. Et bien, personne ne m'a crue. Enfin si peut-être, mais on m'a dit "c'est quand même difficile à croire". La confiance règne. Je m'en suis mordue les doigts.

Dans les années 60, le Cambodge n'avait pas encore subi la guerre, ma mère était petite et toute sa famille s'apprêtait à manger en extérieur. Mon grand-père que je n'ai jamais pu connaître donc, a été foudroyé alors qu'il tenait un couteau, pointe vers le haut, il allait découper la nourriture pour la partager. Il est décédé sur le coup, devant toute sa famille. Ma pauvre mère a vu la vie quitter le corps de son père en l'espace d'un éclair, sans mauvais jeu de mots. C'est quand même difficile à croire n'est-ce pas? Pourtant l'APF (l'association Protection Foudre) rapporte, en France, 10 à 30 décès par an dus à la foudre, vous pouvez vous instruire un peu en lisant CA.

3 ans à partager mon quotidien avec ces parfaites inconnues, croyant qu'elles étaient devenues bien plus. C'est après cette histoire que j'ai compris.

J'ai traversé ma dépression en 2011, je me suis complètement isolée. J'ai ouvert mon blog. Il me prend pas mal de temps parce que même si je publie moins souvent qu'avant, la préparation et la rédaction d'un article sont chronophages: j'effectue des recherches, je lis beaucoup et je condense, je me relis et je corrige mes tournures de phrases, je mets des liens vers les sources que j'ai séléctionnées (parce que je ne vous mets pas tout ce que je lis!), je choisis des images, il m'est impossible de faire ça en 10 minutes.

J'ai gardé contact avec une poignée de copinautes mais je n'ai plus de nouvelles de personne d'autre.

Je suis toujours un peu cyberdépendante mais j'évite ce qui ressemble de près ou de loin à un forum. Je lis plein de choses différentes, diverses et variées sur le net, selon mes envies, en fait dès qu'un sujet de réflexion me passe par la tête, j'ai besoin de trouver des réponses et je cherche, je cherche, je cherche. Si j'avais eu internet quand j'étais petite, je crois que je serais pire qu'aujourd'hui :D.

Mon smartphone, c'est mon précieux. Dès que j'ai un moment, je le dégaine et je lis ce que je trouve par exemple l'historique autour d'un film que j'ai bien aimé (j'ai adoré le thriller coréen The Chaser diffusé il y a quelques jours sur la TNT, vous saviez qu'il avait eu une standing ovation de 10 minutes au festival de Cannes en 2008 et qu'il était inspiré d'un vrai serial killer coréen?), comment fabrique-t-on la céramique (si quelqu'un a un four de potier, j'essayerais bien) ou un des 20 livres numériques/électroniques (appelez-les comme vous voulez, apparemment il y a une appellation officielle mais tout le monde dit "électroniques") qui sont stockés à l'intérieur. Pour lire les livres, j'utilise l'application Androïd Mantano Reader et pour les bandes dessinées que j'utilise Perfect Viewer (après avoir si besoin dézippé les fichiers à l'aide de l'application ZArchiver).

Je passe aussi énormément de temps sur Pinterest . J'adore. Je reste anonyme, il n'y a besoin de parler à personne (quoique, hier pour la 1ere fois j'ai reçu un gentil message d'une femme qui me disait que je devais avoir l'air d'être quelqu'un d'intéressant vu les tableaux que j'ai et le nom que je leur ai donnés, ça m'a fait plaisir) et c'est très enrichissant pour la créativité.

Je n'ai pas de compte Facebook, ni Twitter, je n'aime pas le principe (j'ai essayé FB durant 24h et il m'est arrivé de lire certains tweets navrants). J'ai un compte Instagram mais c'est un compte privé où je suis surtout quelques copains qui habitent loin et je n'y suis pas très active, je prends des photos de mes enfants, de mes chats et de ce que je mange.

Et la vie réelle dans tout ça? J'ai l'impression que je n'ai personne dans mon entourage qui soit passionné par tout et rien à la fois comme moi, avec qui je pourrais échanger ou apprendre sur tout et n'importe quoi, sans que ça ne fatigue tout le monde.

J'ai conscience que je ne devrais pas m'enfuir dans ce cybermonde qui m'attire, je devrais me mêler un peu plus au vrai monde qui m'entoure, selon ce qu'on attend de quelqu'un de vivant, d'équilibré et d'enjoué, mais... J'y travaille.

 

Et vous, quel est votre rapport à internet? Vous surfez occasionnellement? Beaucoup? De façon maladive comme moi?

 

 

 

Pour en savoir plus sur les addictions: revue Toxibase n°6 juin 2002 (la partie sur la cyberdépendance commence à la page 11)

CNRS et université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (Armelle Nugier, Paula M. Niedenthal et Markus Brauer): Influence de l'appartenance groupale sur les réactions émotionnelles au contrôle social informel

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 16:30

Est-ce que nous aimons les choses que nous aimons parce que nous les aimons vraiment ou est-ce parce que durant notre socialisation quelqu'un a eu de l'influence sur nous?

Après le bilan psychométrique de Fiston, la psy nous a mis en garde: il est très complaisant et cherche déjà beaucoup à s'adapter à ses camarades d'école. Il pourra être tenté d'aimer les mêmes choses que les copains alors que ça ne l'intéresse pas vraiment. Nous devons veiller à ce qu'il ne se restreigne pas, qu'il continue d'avoir un éventail large de centres d'intérêt comme maintenant, qu'on l'aide à rester lui-même en quelques sortes.

La socialisation est le processus par lequel les individus participent aux relations sociales et apprennent à vivre en société (socialisation primaire pendant l'enfance, socialisation secondaire à l'adolescence et à l'âge adulte).

Les individus adoptent les normes et les valeurs du ou des groupes auxquels ils appartiennent (la famille, le groupe d'appartenance/de contact), ils apprennent le rôle qu'ils doivent jouer au sein de ces groupes. Un individu peut modifier sa socialisation (nouvelles normes, nouvelles valeurs, nouveaux rôles) par envie d'intégrer un autre groupe, le groupe de référence, celui qu'il admire et prend pour modèle. C'est la socialisation anticipatrice.

La conformité au groupe? L'imitation des modèles? Les autres comme agents socialisateurs?

N'est-il pas facile de se perdre soi-même tant nous souhaitons être accepté, obtenir une place ou une reconnaissance dans notre famille, dans notre groupe d'appartenance ou notre groupe de référence? 


Fatalement, je repense à la petite fille que j'étais à l'âge de Fiston.

Nous étions très pauvres. Réfugiés politiques cambodgiens, nous sommes arrivés au début des années 80 en France sans rien. Le salaire d'ouvrier de mon père ne nous permettait pas toujours de manger à notre faim. Néanmoins il s'arrangeait pour m'offrir régulièrement un nouveau livre, parfois une BD, parfois un roman (les romans à 10 francs à Carrefour!) et parfois grâce à son CE une encyclopédie. Il entrait dans ma chambre et posait juste le livre là où je le trouverais.

Parfois je dévorais ce livre en quelques jours, parfois je n'y touchais pas du tout, mon père ne m'obligeait pas à le lire.

Il m'a offert les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet à 8 ans et je ne l'ai jamais ouvert. Il m'a offert Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand à 9 ans et c'est encore ma pièce préférée à l'heure actuelle. Il m'a offert un livre sur les fantômes en Ecosse quand je devais avoir 11 ans, je l'ai dévoré et je l'ai vite donné à quelqu'un pour m'en débarrasser tellement j'ai la trouille des esprits tourmentés xD.

Par contre, lorsqu'il s'agissait d'un livre que je devais lire de façon obligatoire pour l'école, personne ne pouvait me le faire lire en entier, je ne voulais pas. Je lisais un peu le début, un peu le milieu et un peu la fin avec la couverture et je m'en tirais avec une bonne note quand même mais je ne voulais pas lire un livre juste parce que j'y étais obligée.

Je me demande si j'aime lire parce que j'ai eu l'opportunité de lire beaucoup ou si c'est parce que mon père s'est rendu compte que j'aime lire qu'il m'a offert tous ces livres. Ni lui ni moi ne le savons mais je l'ai remercié de m'avoir offert tous ces livres.

 

J'ai l'impression que tout ce que je sais, je l'ai appris dans les livres. A chaque fois que je cherchais quelque chose, je commençais d'abord à regarder dans les livres (il n'y avait pas internet comme aujourd'hui).

Quand, à l'adolescence, j'ai eu envie de ne plus être une bouffonne sans ami (= l'équivalent d'une boloss d'aujourd'hui), c'est-à-dire que j'ai voulu être plus comme les autres filles, j'ai commencé à étudier des magazines féminins (comme Jeune et Jolie!) pour "me trouver une personnalité". Je me rappelle qu'à l'époque, j'étais persuadée que je n'en avais aucune alors qu'aujourd'hui je réalise plus que jamais que c'était en fait tout le contraire.

J'apprends dans ces magazines les rudiments de la mode (mais je n'ai pas les moyens de porter des fringues branchées), les noms des groupes de musique qu'il faut connaître, les films qu'il faut avoir vu, en 1998 alors que la coupe du monde se joue en France, je m'intéresse même au foot jusqu'à apprendre les règles pour pouvoir commenter un match s'il le fallait et paraitre intéressante. Pourtant si vous saviez ce que je m'en cogne du foot!

Je me pose aussi la question des passions ou des hobbies qu'on choisit. Par exemple, je n'ai jamais fait de randonnée de ma vie mais est-ce que j'aimerais la randonnée si on m'avait proposé d'en faire? J'ai une collègue qui a essayé la plongée avec son petit copain de l'époque et elle n'a plus le mec mais a gardé la plongée comme passion.

Les années ont passé, je me suis intéressée à des tas de choses qui ne m'intéressaient pas pour mieux m'intégrer à des groupes... Qui ne m'intégraient jamais vraiment. Je ne les vois même plus aujourd'hui.

Aujourd'hui, j'aimerais retrouver la vraie moi qui s'est perdue à force de vouloir se conformer à des groupes de référence bidons. Je m'affirme maintenant et je n'ai plus honte d'aimer les choses que j'aime, je n'ai plus honte d'être qui je suis mais je n'arrive pas toujours à saisir la nuance entre ce que j'aime vraiment et ce que je croyais aimer.

J'aimerais éviter à Fiston d'avoir à faire ce long travail sur lui plus tard.

 

Alors qu'en pensez-vous? J'aurais bien developpé encore plus le sujet mais j'en aurais trop à dire. Vous pensez que vous aimez les choses que vous aimez parce que vous les aimez vraiment ou peut-être parce que vous avez été influencé?

Comment sont nées vos passions? (vous pouvez vous lâcher, je vous promets que je lirai TOUT)

 

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 16:30
Que sais-je? Les enfants intellectuellement précoces de Gabriel Wahl

Que sais-je? Les enfants intellectuellement précoces de Gabriel Wahl

J'ai dévoré le dernier livre de Gabriel Wahl, pédopsychiatre donc médecin spécialisé en psychiatrie, en quelques heures.

Il est court (un petit peu plus d'une centaine de pages), très complet (citant plein de sources), bien écrit et coûte seulement 9€, ce qui est peu par rapport à d'autres livres traitant du sujet pour 25€. La maison d'édition PUF (Presses Universitaires de France) est spécialisée dans la publication de revues scientifiques et de manuels universitaires, des choses sérieuses quoi.

Le livre commence par le rappel de l'historique de l'intelligence depuis Platon puis aborde les différents tests mis au point pour la mesurer. Passages nécessaires même si certains les trouveront peut-être longs, mais pour mieux comprendre les maux qui touchent nos enfants surdoués il faut prendre connaissance de tous ces éléments.

Gabriel Wahl parle p.107 de Wilfried Lignier, le sociologue qui dénonce dans son livre La petite noblesse de l'intelligence, une sociologie des enfants surdoués le lobbying des associations de parents en faveur des enfants intellectuellement précoces et qui présente ainsi le risque d'échec scolaire des surdoués comme "une mystification de nantis destinée à émouvoir les autorités académiques".

Pour commencer, mes parents ne sont pas des nantis, ils sont tous les deux ouvriers à l'usine (je rappelle que nous sommes des réfugiés politiques cambodgiens et que nous sommes arrivés pauvres en France au début des années 80). Mes beaux-parents sont de la même classe sociale que mes parents. Je ne suis pas non plus une nantie, mon mari et moi sommes dans le bas de la classe moyenne selon nos revenus, à quelques euros près de la classe populaire. Et nous avons tous les deux été identifiés comme surdoués, lui à l'adolescence, moi tardivement à 30 ans.

Si mon mari était effectivement en échec scolaire au moment de son bilan, c'est justement parce que son haut potentiel intellectuel a été bridé pendant toute sa scolarité. Moi je n'étais pas en échec scolaire mais j'ai arrêté d'être brillante en cours, je suis une fille et les filles se conforment un peu plus à ce qu'on attend d'elles, par contre j'ai subi l'effet Pygmalion négatif (selon Jean Charles Terrassier) et j'en paye encore le prix des années après pour retrouver la vraie moi à laquelle j'ai renoncé, avant. Je pensais que c'était le fait d'être "l'intello de service" qui me valait de ne pas être entourée d'amis comme tout le monde alors en arrivant au lycée où personne ne me connaissait, j'ai nivelé mes notes pour devenir un peu plus populaire (et ça n'a pas marché!) et j'ai poussé jusqu'à me désinvestir des études (ce qui n'est pas malin, j'en conviens).

Une de mes tantes au Cambodge est "attardée" (je n'aime pas ce mot mais je l'emploie), il s'agit de la petite soeur de ma mère. Le risque de déficience intellectuelle (QI<70) est d'à peine 2% dans la population générale mais grimpe à 5% si un oncle ou une tante est déficient, Wahl l'évoque p.36, c'est une des raisons pour lesquelles j'ai eu envie de vérifier mon QI il y a 4 ans, parce que j'ai toujours eu ce sentiment de décalage avec les gens qui me poussait à croire que j'étais peut-être déficiente moi-même, sans le savoir.

Wahl répond à certaines questions que je me posais, comme: les enseignants sont-ils perspicaces lors de l'identification d'un surdoué parmi leurs élèves, étant donné qu'ils passent beaucoup de temps avec nos enfants? La réponse est non (p.62): à peine 1 enfant sur 2 identifié comme surdoué par un enseignant se révèle l'être après vérification des tests. Peut-être faudrait-il suivre l'exemple des Etats-Unis où les enseignants peuvent bénéficier d'une formation pour mieux les identifier?

J'ai acheté ce livre (même si je n'aime pas la couverture qui peut tromper le lecteur non averti) parce que nous nous doutions que notre fils est ce que l'éducation nationale appelle un EIP (élève intellectuellement précoce). Les parents se trompent moins que les enseignants: 80% des parents ont eu leur soupçon de précocité chez leur enfant validé après le test (donc il y a quand même 20% qui se trompent, ce sont peut-être eux qui agaçent tout le monde au point que les parents d'EIP sont montrés du doigt comme s'ils essayaient de faire de leur enfant un singe savant).

Wahl cite l'inventaire d'identification de Jean Charles Terrassier p.65, je vous avais parlé de cet inventaire dans mon article Aurait-on vu dans mon enfance que j'étais surdouée? parce que c'est en tombant dessus au gré de mes lectures que j'ai commencé à me poser des questions sur le haut potentiel.

On aborde également p.98 le modèle de Betts et Neihart qui décrit 6 profils d'enfant précoce:

- l'enfant qui réussit, adapté, perfectionniste, se conforme aux exigences de la réussite, scolarité très performante, entretient d'excellentes relations sociales

- l'enfant provocateur, peu respectueux des règles et de l'autorité, prompt à la frustration et à l'ennui

- l'enfant effacé ou timide, préfère cacher son talent pour ne pas se singulariser auprès de ses camarades

- l'enfant en souffrance, en échec et en rupture avec l'école, le décrocheur

- l'enfant dont le surdon est contrarié par un handicap émotionnel ou d'apprentissage (ex: la dyslexie)

- l'enfant confiant, heureux de ses succès, de ses projets et de son indépendance

J'ai eu les 4 premiers profils (dans l'ordre 1-3-2-4).

Il y aura toujours des gens pour dire qu'ils ne croient pas que les surdoués existent, que les tests de QI ne valent rien, que tout ça, ce ne sont que des inventions de parents qui souhaitent attirer l'attention sur leur enfant ou de psy qui veulent vendre des livres.

Tous ceux-là seront par exemple surpris d'apprendre dans le livre de Wahl p.35 que plus ils sont jeunes, plus l'intelligence des enfants adoptés est proche de celle de leurs parents adoptifs mais plus ils grandissent et plus ils se rapprochent de celle de leurs parents biologiques (le QI n'est donc pas affaire d'environnement). Les détracteurs du QI utilisent aussi l'effet Flynn pour pouvoir dire que tout est bidon mais l'étude réalisée en 2005 par Philipp Adey et Michael Shayer sur 25000 collégiens a pu démontrer une régression du QI de 30 points en 30 ans, donc l'effet Flynn n'est pas vraiment prouvé.

P.102, il a été scientifiquement prouvé que le cerveau des surdoués fonctionne bien de façon différente (vous pouvez aussi voir l'article que j'ai rédigé, incluant des images prises par IRM). Le cerveau des surdoués est économe en énergie: la consommation en glucose des neurones, mesurée à l'aide de la TEP (méthode d'imagerie médicale), diminue chez les surdoués. Pour un même exercice, les surdoués utilisent un réseau de connexions cérébrales plus court, plus rapide et plus efficace. La vitesse de transmission de l'influx nerveux dans le cortex cérébral est plus élevée chez les surdoués. P.105, Wahl nous apprend que les tracés électroencéphalographiques des enfants précoces sont plus proches de ceux des adultes que des autres enfants = avance de la maturité physiologique cérébrale.

Je voulais lire ce livre parce que je voudrais me rassurer. J'ai peur que mon fils rencontre les mêmes problèmes que moi et cette peur s'accentue d'autant plus que je sais que plus le niveau de précocité est élevé, plus le risque de dyssynchronie pendant la trajectoire scolaire des enfants précoce est importante. Wahl en parle p.97 et ajoute que l'hostilité à l'école est l'un des plus sûrs cheminements qui mènent à l'échec scolaire.

Or Fiston a un QI global de 148 avec un profil hétérogène (on a un bilan orthoptique à prévoir).

J'ai un profil hétérogène également avec un QI global à 130.

Je suis une hyperémotive et bien que Wahl explique que tous les surdoués ne sont pas hyperémotifs, certains comme moi ou comme mon fils le sont, il dit que le surdon émotionnel pourrait représenter un obstacle à la réussite scolaire et sociale (p.80).

Heureusement, la lecture de ce livre me rassure un peu: p.52 Wahl affirme que "pour partie, I'indice de compréhension verbale (ICV) dépend de l'origine sociale et détermine la réussite scolaire". C'est cet indice qui est le plus haut chez Fiston: 152. Les indices les plus à prendre en compte pour la précocité intellectuelle sont l'indice de compréhension verbale (ICV) et l'indice de raisonnement perceptif (IRP), donc les subtests vocabulaire, similitudes, compréhension, matrices, identification de concepts et cubes (p.68-69).

 

A la fin du livre, on trouve les programmes d'adaptation pédagogique:

1- enrichissement

2- accélération

3- saut de classe

4- classe de niveau (classe spéciale EIP)

Mais apparemment ces mesures ne modifient pas grandement les performances scolaires des EIP (p.113), sauf pour une minorité: les plus fragiles émotionnellement et les plus vulnérables socialement. L'accélération de la scolarité ne diminue pas le niveau des performances scolaires de l'école à l'université. Les programmes scolaires enrichis ou accélérés sont pour la majorité des EIP sont une bonne réponse à leur goût du partage et de l'acquisition des connaissances. Les groupes et classes de niveau qui hiérarchisent les qualités scolaires des élèves ne semblent pas affecter le développement de la personnalité ou l'estime de soi.

 

Bon. Ben maintenant je n'ai plus qu'à attendre notre rendez-vous avec l'école pour connaitre la suite à donner à ce WISC IV.

 

Avez-vous lu ce livre? Qu'en avez-vous pensé?

 

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 16:30

Il y a 4 ans, j'ai ouvert ce blog parce qu'il fallait que je me vide un peu la tête. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez lire "A propos" qui figure en haut à gauche de l'écran pour mieux comprendre ce qui va suivre.

Avant de continuer, ceux parmi vous qui s'écrient devant leurs écrans que le concept du surdoué n'est que balivernes et billevesées peuvent tout de suite quitter ce blog, ils ne sont pas intéressés par le sujet et n'ont donc rien à faire ici. C'est mon blog, mon espace, je fais ce que je veux.

Le surdoué a un fonctionnement cognitif différent, c'est prouvé.

 

Hier, nous avons vu une psychologue spécialisée pour Fiston, bientôt 7 ans, à cause de ses difficultés liées à son adaptation à l’école.

Chaque jour depuis son entrée au CP, il pleure. Parce qu'il ne veut pas aller à l'école, parce que l'école c'est trop nul. Et aussi parce que c'est un hyperémotif.

Pour mémoire, voici les articles que j'avais rédigés à propos de Fiston:

Lire à 3 ans: c'est possible mais on fait ou pas?

Dernier week-end avant la rentrée scolaire, grosse trouille pour une maman comme moi

Premier week-end après la rentrée scolaire: bilan

L'école publique et les surdoués

J’ai moi-même vu cette psychologue en 2011, elle m’avait beaucoup aidée.

Elle m’avait fait passer un bilan psychométrique à l’époque (un test d’efficience intellectuelle, le WAIS 3, couplé à un test de personnalité, le GPP-I de Gordon).

Les résultats ont démontré que je fais partie des 2% de la population dont le QI est supérieur à 130. Vous comprendrez peut-être mieux avec la courbe de Gauss suivante :

Mais comme personne ne s’est préoccupé de ma particularité lorsque j’étais enfant, j’ai fini par me désintéresser de tout ce qui était scolaire (= inhibition intellectuelle pour essayer de me fondre dans la masse) et j’ai atterri à mon poste actuel de secrétaire après divers petits boulots (bien en dessous de mes capacités).

Bref, je veux éviter à Fiston les mêmes problèmes que moi, puisque statistiquement, les probabilités qu’il ait un fonctionnement cognitif différent comme ses parents sont très fortes (il y aurait un principe d’hérédité).

Lorsque son entrée au CP a posé problème, nous avons contacté la psy, après avoir attendu décembre pour voir si les choses s’arrangeaient avec le temps.

En 2011, quand je lui ai raconté que Fiston savait déjà lire à 3 ans, elle m’avait conseillé d’attendre qu’il ait des problèmes à l’école ou d’attendre qu’il ait au moins 6 ans pour lui faire passer un bilan psychométrique.

Nous avons patienté 4 mois jusqu’à notre rendez-vous d’hier où il a passé le WISC 4 (test d’efficience intellectuelle destiné aux enfants à partir de 6 ans).

Il s’avère qu’il fait partie des 0,13% de la population dont le QI est supérieur à 145.

Ce qui est phénoménal mais aussi problématique. Parce que les probabilités d’une inadaptation sociale sont vraiment très très fortes dans ce cas précis.

Elles sont déjà fortes au-delà de 130 (j’en suis la preuve) mais au-delà de 145, c’est encore pire.

 

La psy nous a donc confirmé ce que nous savions déjà: Fiston s’ennuie à l’école, étant donné qu’il n’y apprend rien.

Elle préconise une réduction de cycle. Soit il finit l’année scolaire en suivant officiellement les cours des CE1 (il est dans une classe de CP/CE1 et c’est déjà ce qu’il fait sans que la maîtresse ne s’en aperçoive) pour passer à la prochaine rentrée scolaire directement en CE2. Soit il passe en CE1 l’an prochain mais aura une adaptation avec des cours de CE2 pour passer l’année d’après directement en CM1.

Il a pété tous les scores, dixit la psy.

Comme moi, il a une rééducation orthoptique à faire, certains de ses résultats ayant démontré ce problème aussi chez lui.

Il a la chance d'avoir une mémoire visuelle mais aussi une mémoire auditive toutes deux excellentes (chez moi, seule la mémoire visuelle est excellente).

La psy doit nous faire suivre l'analyse écrite détaillée de son bilan mais en attendant, je fais appel à vous, si vous avez déjà vécu cette situation (n'est-ce pas Steph?), quels livres me conseillez-vous pour expliquer à Fiston qu'il a un fonctionnement cognitif différent?

J'ai déjà jeté mon dévolu sur Petit zèbre est précoce de Corinne Grandclément (pour lui) et Les enfants intellectuellement précoces de Gabriel Wahl (pour nous).

J'ai déjà lu les livres de Jeanne Siaud Facchin sur l'adulte surdoué et sur l'enfant surdoué.

Merci d'avance parce que je suis complètement paniquée depuis hier, je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit.

 

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